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RechercherDerniers commentairesmerci pour votre séjour sur ces quelques pages
Par Anonyme, le 24.04.2018
bon lundi et bonne emaine interessant votre blog http://jc67000 .centerblog.ne t
Par jc67000, le 23.04.2018
elle est bien la petite corinne ! ! on ne doit pas s'ennuyer avec elle !
Par l, le 09.01.2015
j'aime aussi cette photo qui détaille et embellit le fruit "vivant" avec ce côté pulpe'ux ;)http://leelo ochat
Par leeloochatana, le 14.10.2013
la beauté reste tant qu'on aime, sauf cette peur ce hélas qui pourrait refléter ses propres peurs??http:// lee
Par leeloochatana, le 06.06.2013
· poules volantes de Guadeloupe dans bananier
· Quelqu'un m'a dit que je t'aimais...
· bébé iguane de Guadeloupe
· la recette du pain...: Le sage? Coyote:
· Cette nuit une pluie d'étoiles...
· le livre de Pascal Marmet : à la folie... J'adore
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· La rouge bouche d'Edwige m'a dit...
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· Dr. Capitaine
· un jour une femme m'a dit: comment tu connais mes mots !
· APATRIDES Maria 1
· Aidez-moi je vous en prie,
· il y a eu un cataclysme...
Date de création : 23.12.2011
Dernière mise à jour :
23.10.2015
167 articles
Karim le petit fils d'Aïcha
Karim était à table, le nez plongé dans une assiette de soupe, il ne disait rien, parfois jetait un œil vers sa grand mère Aïcha. Personne n'osait parler, dire quoi? Karim le libéré par l'aide de Dieu, l'aide du pouvoir de son père, était devenu dépendant comme jamais il ne l'aurait imaginé, plus personne n'avait le regard brillant et confiant, plus de confiance, Karim retombait dans l'enfance, celle des quatre ans... Situation pesante, humiliante que personne ne voulait lui éviter. La pire des punitions arrivait avec le silence des autres, la désapprobation collective, elle le rendait transparent aux yeux de tous, même les femmes de ménage, la cuisinière et le chauffeur avaient reçu des ordres : Karim doit rester en résidence surveillé jusqu'à nouvel ordre, il fera la vaisselle aidera le personnel aux tâches ménagères sans complaisance, cuisinera et apprendra à vivre par l'essentiel.
Avoir épluché les légumes de la soupe ne lui avait pas déplu, il la mangeait avec sa famille et c'est dans cette réflexion qu'il constatât qu'il ne mangeait pas en cuisine mais bien en famille. Une faille; un oubli; ou était-ce volontaire? Karim ne disant rien se demanda ce qu'il se passerait s'il déchirait le silence...
- Papa grand mère... se risqua-t-il timidement.
- oui dit le père...
- Vous m'avez pris à table avec vous, pourquoi?
- Mon fils.. Tu es encore mon fils et si tu es à table avec nous c'est pour ne pas rompre le lien familial, le jour où tu ne mangeras plus avec nous c'est que tu serras parti faire ta vie ailleurs, sans nous. Tu as commis l'irréparable, c'est de nôtre faute, on ne t'a pas assez bien fait comprendre les limites à ne pas dépasser, tu as vécu trop facilement, tu mérites de repartir à zéro. A zéro mon fils, tu vas travailler et si tu refuses d'être conciliant tu iras dans l'armée où là aussi tu commenceras au début, c'est à toi de choisir... Maintenant manges et ne nous déranges pas. Plus tard tu feras la vaisselle et le repas du soir, je ne te demande pas de faire le service sois en heureux.
Ces quelques mots ne lui attirèrent pas de foudres, ils montraient aux adultes que le petit commençait à réfléchir sur sa situation et sa condition dans la famille.
Karim aurait certainement comprit que sa place était ailleurs qu'à table mais les anciens en avaient décidé autrement. Ne pas le séparer pour lui permettre d'évoluer sainement au sein de la famille grâce à la parole, c'était là une exigence d'Aïcha, elle s'était engagée à le surveiller de près, une promesse qu'elle avait faîte au père de Karim, son fils.
Personne ne doutait des pouvoirs humains de la vieille femme, Karim y trouverait un réconfort dans des confidences que son père ne saurait pas entendre. Elle le regardait de loin, pas avec des jumelles mais un télescope, grand mère était en mesure de tout déchiffrer, d'interpréter sans erreurs, cela lui permit de dormir sans craintes...
Karim fût réveillé par une douce voix qui l'invitait à se lever pour préparer le petit déjeuner et il demanda une dizaine de minutes de plus pour se réveiller mais la voix se durcit, changeât de ton et sévèrement le rappela à l'ordre. Le jeune homme en eut un frisson désagréable, surtout quand brusquement il se retrouva par terre sur le carrelage froid, la poigne ferme d'un homme avait prit le relais de la gentillesse, là il ne pouvait plus faire de chantage, son père lui en fit la remarque, Karim était coincé, tout se savait et il ne lui restait qu'a obéir où partir encore une fois mais sas la police au train.